Glamour du langage et grossesse : un vrai bonheur !

Peu d’autre état que la grossesse auront donnés lieu à un florilège d’expressions aussi... imagées !

Tout le monde connaît la chanson de Renaud et son inoubliable “en cloque”. Ou encore Zézette du Père Noël est une ordure et son fameux polichinelle dans le tiroir.

Outre-manche, nos amies britanniques ont une brioche dans le four (« to have a bun in the oven »), so charming !

Quand aux québécoises, elles sont en balloune… (Avec l’accent évidemment !)


Si les Ch’ti cassent t’n’aile (elles cassent leur aile, tel un oiseau brisé en plein vol. Car la grossesse signe la fin de l’oisivité de la femme! Charmant !), bien plus au Sud, les Créoles font Pâques avant le Carême (un petit côté gourmandise très existant !). Mais vous l’aurez compris, rien de très glorieux puisque OH DAMNED ! Il y a grossesse avant mariage !


Et oui, quand l’amour devance la tradition, on peut se retrouver avec des petits pieds qui poussent ou encore une côtelette dans le buffet.


Mais en Normandie (chez ChangeMaCouche), nous ne sommes pas en reste question glamour du vocable de la grossesse.

Un homme dira donc à son pote : “Ma femme elle est prise

Celui-ci lui répondra : “La mienne aussi, elle est pleine

Ca surprend la première fois, mais finalement c’est une bonne nouvelle, leurs femmes sont enceintes. Ce qui est une moins bonne nouvelle, c’est l'utilisation des termes réservés au monde animal pour parler de la grossesse de leur compagne !  


La femme peut dire à sa copine :

J’y vois plus, j’ai peur d’être enceinte” …..

Alors là, on sèche. Quel est le rapport entre sa vue et le risque d’être enceinte ???

Ah ba oui ! Le fait de “ne plus voir” est un raccourci pour “ne plus voir ses règles arriver”. Donc quand on ne voit plus, c’est qu’on a plus ses règles. Mais bien sûr !


Voilà pour les expressions locales, mais quand le corps médical parle de la grossesse, ce n’est pas beaucoup plus sexy !

La sage femme à sa collègue :

“J’ai une parturiente primipare qui est quasiment à complète pour une voix basse!” Non, ce n’est pas la commande de votre crêpe jambon/fromage/supplément oeuf dont elle parle mais d’une femme enceinte...

Comprenez “j’ai une femme vivant sa première grossesse (primipare) dont le travail a commencé (parturiente) dont le col est complètement dilaté (0 à 10 cm de dilatation du col puis complet) pour un accouchement par les voix naturelles (voix basse)” Classe non ?


Bien sûr, après avoir “expulsé” votre bébé, il faudra réaliser la “délivrance”. Oui, oui, vous pensiez naïvement que la délivrance était quand les enfants devenus grands quittent la maison, pour les médecins, la délivrance est l’expulsion du placenta. Alors délivrance de quoi ? On se pose encore la question...


Et voici bonne grossesse car il va bientôt falloir “mettre bas”, pardon “pondre son lardon”, “chier sa côtelette”. Ah non, pardonnez moi : accoucher d’un merveilleux bébé !





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